Site archéologique de gilly s/isère (73)

Restauration des vestiges gallo-romain et aménagement du site en jardin paysager d’agrément avec jeu de piste

Etat des lieux (2022)
Etat des lieux (2022)

Maître d’ouvrage : Mairie de Gille-sur-Isère | Phasage : 2023-205 | Avancement : AVP en cours

Protection : Inscrit Monument Historique en totalité | Coût des travaux : En cours de définition

Équipe de maîtrise d’œuvre : Atelier LJN, paysagiste mandataire | Atelier Isshin, architecte du patrimoine co-traitant | Luth Mediations, ingénierie culturelle, partenaire associé extérieur

Redonner à voir des vestiges gallo-romain uniques au sein d’un jardin communal repensé en lien avec le centre bourg  

L‘occupation antique de Gilly-sur-Isère est avérée en raison des nombreuses découvertes archéologiques réalisées sur le territoire communal. Vers 1940, à l’occasion d’un projet de plantation, une fresque gallo-romaine est aperçue au sol, sans suite. En 1970, le propriétaire vend le terrain pour une opération de lotissement, provoquant une importante fouille archéologique, le dégagement de la villa, et la préservation de celle-ci par son inscription aux monuments historiques. Les fouilles s’étaleront sur quinze années, menées entièrement par m Henri Barthélémy. En 1990, après la dernière campagne, un aménagement sommaire du site est réalisé, typique de cette période, très sobre. Il s’agit depuis de l’unique site visible hors sol de vestige gallo-romain en Haute-Savoie.

Cependant le site est aujourd’hui très encrassé, très dégradé, et «vieillot», totalement absent des circuits pédagogiques départementaux. Les collections sont préservées en musée. La commune, par ailleurs propriétaire des autres sites d’intérêt patrimoniaux de Gilly, souhaite aménager un parcours pédagogique ludique à travers le centre-bourg, dont le point d’orgue final serait le site de la villa.

Pour se faire, notre équipe s’est vue confiée la double mission de restauration-valorisation des vestiges archéologiques protégés (Atelier Isshin), et d’aménagement d’un «jardin paysager» sur l’ensemble de la parcelle (Atelier LJN), qui serait un nouveau point d’attractivité pour les usagers. Ce projet croise ainsi plusieurs problématiques, et notamment le respect du potentiel archéologique du sous-sol, l’évocation de la villa, le discours pédagogique et scientifique à mettre en place, l’accessibilité des visiteurs... ce projet, mené en très étroite collaboration avec la CRMH et le SRA (DRAC), refuse l’enfouissement préventif des vestiges, pour préserver un site de déambulation mettant en valeur l’histoire de la villa.

État des lieux (2022)